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27 novembre 2006

Æterna Zentaris dévoile des résultats positifs de phase 1 sur AN-152 chez des patientes atteintes de divers cancers gynécologiques et du cancer du sein

La Société ciblera le cancer des ovaires et de l’endomètre pour une étude de phase 2

Québec (Québec), le 27 novembre 2006 - La société Æterna Zentaris Inc. (TSX : AEZ; Nasdaq : AEZS) a dévoilé aujourd’hui des résultats positifs additionnels de phase 1 sur son produit conjugué cytotoxique AN-152 chez des patientes atteintes de divers cancers gynécologiques et du cancer du sein. Les résultats additionnels ont permis de démontrer le bon profil d’innocuité de ce produit et d’établir à 267 mg/m² la dose maximale tolérée qui sera la dose recommandée pour une étude de phase 2. En plus de démontrer le bon profil d’innocuité du AN 152, les résultats ont fourni des indices d’efficacité alors qu’on a pu observer une stabilisation de la maladie et la régression de lésions à des niveaux de dose de 160 mg/m² et 267 mg/m².

"Ces données supplémentaires valident davantage le concept selon lequel la liaison chimique de la doxorubicine à l’analogue LHRH (facteur de libération de l’hormone lutéinisante) faisant partie de ce complexe moléculaire est stable dans le sang humain", a déclaré Dr Jürgen Engel, vice président exécutif, R-D et chef de l’exploitation chez Æterna Zentaris. "Plus important encore, AN 152 a démontré un bon profil d’innocuité et des indices d’efficacité, nous permettant ainsi d’établir une dose adéquate pour le développement futur de ce produit comme traitement contre divers types de cancer."

Gilles Gagnon, président et chef de la direction d’Æterna Zentaris, de poursuivre, "Nous sommes très heureux et encore plus encouragés à la suite de ces récents résultats de phase 1 sur AN 152 qui ajoutent à la crédibilité de notre plateforme très prometteuse en oncologie. En ciblant des patientes atteintes du cancer des ovaires et de l’endomètre chez lesquelles on avait confirmé la présence du récepteur du LHRH, nous croyons pouvoir ainsi augmenter nos chances de réussite de notre programme de phase 2 dans ces indications. Notre approche ciblée s’inscrit d’ailleurs dans la tendance vers des traitements personnalisés qui sont de plus en plus considérés comme la voie de l’avenir", de conclure M. Gagnon.

À propos de l’étude de phase 1 sur AN-152 en cancers gynécologiques et en cancer du sein

Cette étude de phase 1 à dose progressive ouverte, d’innocuité et d’analyses pharmacocinétiques est menée dans plusieurs centres en Europe et comporte 17 patientes atteintes du cancer du sein, de l’endomètre et des ovaires, chez lesquelles on a confirmé la présence du récepteur du facteur de libération de l’hormone lutéinisante (LHRH). Elles ont reçu AN-152 par perfusion intraveineuse pendant deux heures à des doses de 10, 20, 40, 80, 160 et 267 mg/m². Les patientes ont reçu au moins deux régimes de traitement à intervalle de 21 jours.

Résultats

La progression de la dose a été limitée à 267 mg/m², ce qui représente une équimolarité par rapport à une dose de 77 mg/m² de doxorubicine. On a également établi la dose maximale tolérée à 267 mg/m² en raison d’une hématoxicité (leucocytopénie/neutropénie CTC grade 4) limitant la dose, chez deux des six patientes. Cette hématoxicité est cependant rapidement réversible. Les analyses pharmacocinétiques ont démontré des niveaux plasmatiques du AN 152 de façon dose dépendante ainsi qu’une libération mineure (10 % à 30 %) de doxorubicine. Dans le groupe de six patientes recevant 160 mg/m², on a observé une réponse complète (à confirmer lors d’un tomodensitomètre à venir) et deux cas de stabilisation de la maladie. Dans le groupe de sept patientes à qui on administrait une dose de 267 mg/m², on a pu observer une réponse partielle et trois cas de stabilisation de la maladie.

Conclusion

La perfusion du AN-152 est bien tolérée par les patientes. La stabilisation de la maladie et la régression des lésions sont des indicateurs prometteurs de l’activité thérapeutique de cet analogue cytotoxique du LHRH, probablement grâce à la captation spécifique du produit par les cellules tumorales exprimant le récepteur du LHRH. En tenant compte de la réversibilité rapide d’une hématoxicité pouvant potentiellement limiter la dose même chez des patientes ayant suivi de multiples traitements antérieurs, la dose de 267 mg/m² sera recommandée lors d’études de phase 2 pour lesquelles les indications ciblées sont le cancer des ovaires et de l’endomètre. Le cancer des ovaires et de l’endomètre sont deux formes de cancer où l’on retrouve une forte expression de récepteurs du LHRH.

Contexte

Les cancers du sein, des ovaires et de l’endomètre chez l’humain expriment couramment des récepteurs du facteur de libération de l’hormone lutéinisante (R-LHRH). D’ailleurs, des récepteurs à haute affinité avec le LHRH sont exprimés dans 52 % des cas de cancer du sein ainsi que dans 80 % des cas de cancer des ovaires et de l’endomètre. R-LHRH peuvent être utilisés en combinaison avec AN 152 comme chimiothérapie ciblée, où la doxorubicine est liée au [D-Lys(6)]-LHRH. Des études d’innocuité pharmacologique et de toxicité menées sur des souris, des rats et des chiens ont permis d’observer une réduction significative du potentiel cardio-toxique du AN 152 comparativement à la doxorubicine, c’est-à-dire pas de prolongation QT, pas de myocardite ni de fibrose dans des modèles appropriés. L’étude de phase 1 a servi à évaluer les toxicités limitant la dose, la dose maximale tolérée et la pharmacocinétique du AN 152 administré une fois toutes les trois semaines chez des patientes souffrant de cancers gynécologiques et du cancer du sein.

Information sur le cytotoxique conjugué AN-152

Des peptides cytotoxiques conjugués ciblés sont des molécules hybrides composées d’un transporteur de peptides synthétiques et d’un produit cytotoxique bien connu. Ces produits sont conçus afin de permettre la fixation spécifique et la captation sélective des cytotoxiques conjugués par des tumeurs exprimant des récepteurs du LHRH. La fixation de cytotoxiques conjugués à des cellules cancéreuses qui expriment ces récepteurs, résulte de l’accumulation de l'agent cytotoxique anti-prolifique spécifiquement dans les tissus malins. Cette fixation est suivie d’une internalisation et d’une rétention du composé cytotoxique dans les cellules. Ainsi, puisqu’ils ciblent des cellules spécifiques, les cytotoxiques conjugués sont beaucoup moins toxiques, causent moins d’effets secondaires et sont plus efficaces dans des essais in vivo pour inhiber la croissance des tumeurs que les substances mères correspondantes.

Information sur Æterna Zentaris

Æterna Zentaris Inc. est une société biopharmaceutique internationale en croissance, spécialisée dans la découverte, le développement et la commercialisation de thérapies en oncologie et endocrinologie.

Des renseignements supplémentaires et des communiqués peuvent être consultés sur notre site Internet à l’adresse www.aeternazentaris.com.

Énoncés prospectifs

Le présent communiqué de presse contient des énoncés prospectifs présentés conformément aux règles refuge de la Securities Litigation Reform Act de 1995 des États-Unis. Les énoncés prospectifs comprennent certains risques connus et inconnus et comportent des incertitudes qui pourraient faire en sorte que les résultats réels de la Société diffèrent considérablement de ceux indiqués dans les énoncés prospectifs. Ces risques et incertitudes comprennent l’accès aux fonds et aux ressources nécessaires à la poursuite des projets en R-D, la réalisation avec succès des études cliniques selon les échéanciers prévus, la capacité de la Société de tirer profit d’occasions d’affaires dans le secteur pharmaceutique, les incertitudes relatives à la réglementation et l’évolution générale de la conjoncture économique. Les investisseurs devraient consulter les documents trimestriels et annuels déposés par la Société auprès des commissions des valeurs mobilières du Canada et des États-Unis, où se trouvent d’autres renseignements sur les risques et incertitudes propres aux énoncés prospectifs. Les investisseurs sont mis en garde contre le risque d’accorder une crédibilité excessive à ces énoncés prospectifs. La Société ne s’engage pas à mettre ces énoncés prospectifs à jour.

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